Quelle est la ville la plus peuplée du monde en 2026 ? La réponse dépend du périmètre retenu. En démographie comparée, la méthode la plus robuste reste l’aire urbaine (continu bâti et flux domicile‑travail). À ce jeu, les estimations onusiennes récentes confirment un leader clair : Tokyo, mégalopole tentaculaire dont la population gravite autour de 37–38 millions. L’urbanisation mondiale, elle, poursuit sa course: plus de 4,4 milliards d’urbains, soit 56 % de l’humanité, et des grandes villes asiatiques en pleine croissance urbaine.
Certains classements 2026 bousculent pourtant la hiérarchie en propulsant Jakarta en tête. Pourquoi ces écarts ? Définitions différentes, périmètres élargis, ou « villes administratives » immenses changent la photo. Un exemple parlant: le « Grand Tokyo » dépasse 40 millions si l’on additionne toute la région du Kantō, tandis que Chongqing grimpe au sommet dès qu’on considère sa municipalité géante. L’angle compte autant que le chiffre.
Ce qu’il faut retenir
- Tokyo est n°1 en 2026 si l’on compare les aires urbaines (≈ 37–38 M, sources ONU).
- Le Top 10 est ultra-dominé par l’Asie (Delhi, Shanghai, Dhaka en forte dynamique).
- Les classements varient selon le périmètre: aire urbaine vs ville administrative (ex. Chongqing).
- Toujours vérifier l’année et la méthode avant de comparer des chiffres.
Ville la plus peuplée du monde en 2026 : la réponse selon l’aire urbaine
En aire urbaine, la couronne revient à Tokyo. Le « Grand Tokyo » forme une mégalopole aux connexions denses, où l’on ressent physiquement la marée humaine, du carrefour de Shibuya aux gares saturées aux heures de pointe. La croissance urbaine y est désormais modérée, mais l’ensemble reste le système métropolitain le plus vaste et structuré de la planète.
Vous devriez lire ceci aussi : Les meilleurs produits anti-buée pour toujours y voir clair
Un urbaniste fictif, Naya, l’utilise comme étalon: densité maîtrisée, réseaux ferroviaires maillés, centralités multiples. Ce standard explique pourquoi Tokyo demeure la référence quand on parle de comparabilité internationale. Morale: à périmètre égal, le leader ne change pas.

Pourquoi ce périmètre fait consensus
L’aire urbaine agrège la ville-centre et son tissu bâti continu, là où s’organisent emplois, mobilités et services. C’est la définition privilégiée par l’ONU / UN DESA pour comparer des agglomérations, car elle reflète la réalité fonctionnelle vécue chaque jour par des millions d’habitants.
Elle évite les « effets de périmètre » qui gonflent des villes administratives très étendues mais peu denses. Résultat: un tableau mondial plus lisible et actionnable. Une boussole fiable vaut mieux qu’un mètre ruban élastique.
A lire également : Où acheter une montre en bois gravé ?
Ce cadre posé, le classement prend tout son sens.
Classement 2026 : top 10 des grandes villes par population (aire urbaine)
Voici la hiérarchie la plus cohérente en 2026 à périmètre comparable (estimations récentes alignées sur l’ONU) :
- 1. Tokyo (Japon) ≈ 37–38 M
- 2. Delhi (Inde) ≈ 34–35 M
- 3. Shanghai (Chine) ≈ 30 M
- 4. Dhaka (Bangladesh) ≈ 24–25 M
- 5. São Paulo (Brésil) ≈ 22–23 M
- 6. Mexico (Mexique) ≈ 22–23 M
- 7. Le Caire (Égypte) ≈ 21–22 M
- 8. Pékin (Chine) ≈ 21–22 M
- 9. Mumbai (Inde) ≈ 21–22 M
- 10. Osaka (Japon) ≈ 19 M
L’Asie mène la danse, avec une accélération notable en Inde et au Bangladesh, tandis que les métropoles japonaises sont stables. Un podium mouvant, mais un numéro 1 constant.
Reste une question légitime: pourquoi lit-on parfois un autre vainqueur ?
Pourquoi certains classements 2026 placent Jakarta n°1 ?
Tout dépend du découpage. Quelques listes additionnent la mégarégion de Jakarta (Jabodetabek) à des zones fonctionnelles élargies, atteignant parfois ≈ 40–42 M. D’autres comparent des « villes administratives » – c’est là que Chongqing, municipalité gigantesque d’environ 82 400 km², grimpe tout en haut.
À l’inverse, si l’on considère un périmètre homogène, Tokyo reste première; et si l’on élargit au « Grand Tokyo » (région du Kantō), le total dépasse lui aussi 40 millions. Conclusion opérationnelle: même question, plusieurs réponses possibles, mais une seule méthode vraiment comparable.

Cas limites et bons réflexes de lecture
Chongqing illustre l’écart entre population administrative (≈ 32 M) et cœur urbanisé (bien moindre), tandis que des sources comme Worldometer ou BDEEX France peuvent retenir des périmètres variés. Le bon réflexe: repérer la méthode, l’année, et la portée géographique du chiffre.
Pour un usage comparatif – politiques publiques, mobilité, logement – garder l’aire urbaine en ligne de mire évite les illusions d’optique. Voir juste, c’est déjà décider mieux.
